Pourquoi la régulation est-elle la clé de tout ? Découvrez sa définition et ses enjeux fascinants !
Comprendre la régulation : une nécessité pour l’équilibre économique
Qu’est-ce que la régulation ?
L’acte de régulation, selon une perspective générale, englobe l’ajustement et la correction des systèmes pour garantir une fonctionnalité et une cohérence optimales. Dans une acception plus précise, cela se réfère à la capacité d’un système économique et social à maintenir ses caractéristiques fondamentales au fil du temps.
Lorsqu’on se penche sur le concept en contexte économique, sa complexité s’élargit. L’analyse conventionnelle du marché a été remise en cause, notamment après les crises pétrolières, où des économistes comme Michel Aglietta et ses collègues ont souligné que la problématique n’était pas juste un enjeu de prix mais signalait également la fin d’un modèle d’accumulation basé sur la production et la consommation de masse à l’image du fordisme.
Les différentes facettes de la régulation économique
Dans la finance, la régulation sert à apporter un cadre institutionnel visant à réparer les imperfections du marché. À ce titre, la régulation financière occupe une place de choix.
- La régulation des marchés financiers : Il s’agit d’une série de normes et d’encadrements des activités financières, visant la transparence, la protection des épargnants et la stabilité financière. Ces responsabilités incombent aux institutions de régulation à divers échelons : national, européen ou international.
- La régulation micro et macroprudentielle : Cet aspect couvre la surveillance du marché financier, évaluant le risque et instaurant des règles pour prévenir les faillites ou dysfonctionnements financiers.
Dans le cadre des ententes comme celles du Comité de Bâle sur les fonds propres bancaires, l’approche vise à limiter les risques systémiques associés au secteur bancaire.
Régulation et supervision : Deux facettes complémentaires
Le terme « régulation » dans le secteur financier peut prêter à confusion, parfois synonyme de « réglementation », il concerne un corpus de règles et de comportements. Dans une perspective plus large, il englobe à la fois la réglementation et la supervision, cette dernière contrôlant l’application des normes.
Niveaux d’intervention en régulation financière
- La régulation microprudentielle : Ce niveau vise à évaluer et réglementer les risques de faillite à l’échelle d’une seule instance financière.
- La régulation macroprudentielle : Celle-ci étudie et encadre les risques à l’échelle du système financier entier, dans le but de prévenir les crises financières et d’en minimiser l’impact sur l’économie réelle.
L’autorité dans la régulation
La surveillance du secteur financier s’opère soit directement par l’État, soit par des entités administratives indépendantes telles que l’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. La création des autorités de régulation repose sur l’idéal d’une plus grande impartialité et efficacité, en intégrant des experts de divers milieux dans leurs processus de décision.
Cependant, tous les acteurs ne s’alignent pas sur le modèle d’une régulation par l’État. Dans certains contextes, les acteurs économiques prennent l’initiative de réguler eux-mêmes leur secteur via des chartes ou des codes de bonne conduite, un processus connu sous le nom d’autorégulation.
La régulation des instruments monétaires et financiers
Le domaine de la monnaie et de la finance est traditionnellement l’objet d’une forte intervention réglementaire. Cela s’explique par :
- La nature unique de la monnaie en tant que bien public, historiquement garanti par la puissance publique.
- Le rôle majeur des banques dans la gestion de ce bien, ce qui leur confère un pouvoir social colossal et, en contrepartie, les soumet à une réglementation spécifique.
- Le risque systémique au niveau macroéconomique, indiquant qu’une défaillance financière peut engendrer une instabilité généralisée.
- Les recettes cycliques de crises financières, illustrant les limites des théories néoclassiques sur l’équilibre automatique des marchés.
Au cœur des actions financières, la régulation n’est pas seulement un principe ou un idéal ; elle est la clé de voûte pour maintenir l’équilibre d’un système complexe et interconnecté, crucial pour la santé économique et la protection des intérêts de toutes les parties prenantes.









